Le Château de Moumour

 

Son Architecture

Son Histoire

L'entrée du châteauLorsqu’il fût reconstruit, au 12è siècle et 13ème siècle, il ne comportait qu’un étage. Il était dominé, côté ouest, par une tour carrée de plus de 20 mètres. Cette tour permettait une vue parfaite sur les vallées du Gave et du Vert. Pour mieux surveiller la vallée de JOSBAIGT, il y avait des postes de guet, de l’autre côté du Vert, comme en témoignent les deux guérites toujours visibles, au-dessus de la propriété BARAILLOT. Ces guetteurs communiquaient à vue et par gestes avec le château. Le bâtiment principal était séparé du parc, par une terrasse en pierres plates limitée par un mur en pierres de 1 mètre de hauteur. Les fenêtres du salon et de la salle à manger étaient fermées par un mur d’appui à mi-hauteur qui a été démoli en 1846. La grande chambre du premier étage ouvrait sur une grande terrasse soutenue par 4 colonnes. Chaque chambre portait le nom d’un saint, (solitaire de préférence): Ste MARTHE, Ste SCHOLASTIQUE, St PALEMON, St BERNARD....

C’est Monseigneur de REVOL en 1750, après l’avoir restauré qui adjoignit au château le bâtiment dit de l’orangerie et une chapelle construite sur la terrasse du portail d’entée. C’est également lui qui a donné à la promenade sur le mur d’enceinte son allure actuelle. Les murs de la chapelle et de la galerie étaient couverts de peintures représentant "des genres gais" et des "parties à âne" comme l’étaient ceux du choeur de l’église, crées par le même peintre, M. RIBERE, payé 5 sous par jour plus la nourriture...

Les jardins du châteauLe parc créé en 1852 par le paysagiste BULLER, comportait des essences rares : magnolia - catalpa - tulipier - grenadier.... Les allées étaient bordées de buis bas.

Perché sur un apic rocheux, il était naturellement protégé sur les 3 côtés nord - est et ouest. Il n’y avait à l’époque ni canon ni fusil et la prise d’un château se faisait par des hommes à pied grimpant le long des talus ou escaladant les murs. Le château de MOUMOUR était inattaquable sur ces 3 côtés. Sur le côté sud a été construit un remblai puis un épais rempart avec chemin de ronde et donc surveillance permanente.

Derrière ce mur, constituant une deuxième protection sont venues s’implanter les maisons d’habitations des personnes travaillant au château ainsi que les artisans nécessaires à la vie de l’époque : hongreur, forgeron, charpentier, tanneur.. D’autres sont venus cultiver après avoir défrichées, les terres alentours, ainsi que les éleveurs... MOUMOUR était né.

La tour pentagonaleLa construction de la tour pentagonale, (copie de la tour MONCADE, à ORTHEZ) est venue finir cette protection. Il s’agit en fait d’une tour carrée dont l’un des côtés, celui face au danger, est constitué de deux pans. Pourquoi ? Pour que les projectiles de l’époque, (boulets de catapultes, flèches..) ne puissent pas l’atteindre perpendiculairement, mais en biais. Ainsi, ils ricochaient et perdaient une grande partie de leur puissance. Les murs de la tour, à la base, mesurent 1,30 m. Le rez-de-chaussée était borgne et servait de réserve à grain. On accédait au premier étage par un escalier extérieur et aux deux autres étages par des échelles intérieures. Elle mesurait 23 m de haut jusqu’au 27 juin 1830 où elle a été frappée par la foudre et abaissée de 8 mètres.

L’architecte LATAPIE dessinera et dirigera la construction des pseudo mâchicoulis que nous lui connaissions encore en 1958. Sur les côtés est - nord et sud s’adossaient les écuries et les bâtiments de remise pour les carrosses, chaises de postes... La tour carrée et le tour pentagonale étaient reliées entr’elles par un souterrain. Enfin, la voûte maçonnée découverte au pied d’un talus, côté ouest, laisse penser qu’il devait y avoir, par là, une sortie secrète...

Le châteauC’est la famille LAMOTHE qui va construire le deuxième étage du château, faire dessiner et créer le parc par le paysagiste BULLAIRE. La chapelle, abandonnée, transformée en grenier à grain, sera démolie au 19 è siècle.

Voici retracé en quelques lignes, plus de mille ans d’histoire de ce château représentant tout notre passé.

Si la construction principale ne présente que peu d’intérêt malgré les fondations visibles des 10ème et 11ème siècles, quel dommage de laisser ainsi à l’abandon, toute notre histoire, un joli parc que les Domaines avaient classé et surtout, de laisser tomber en ruines une Tour unique quant à sa forme, avec celle d’Orthez.

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